Fièvre jaune, paludisme... Ne gâchez pas vos vacances

Un article de France-Antilles
July 19, 2015
Selon la destination choisie, quelques précautions s'imposent pour que les vacances ne virent pas au cauchemar. Et plus que des précautions, quand on parle de vaccins, c'est même une obligation.
Ainsi, pour se rendre dans certaines régions d'Afrique, voire plus près de nous, en Guyane, d'après l'Institut Pasteur, il est indispensable de se faire vacciner contre la fièvre jaune au moins dix jours avant le départ.
D'autres vaccins sont également conseillés suivant le nombre de jours passés dans le pays, tels que ceux contre la fièvre typhoïde et l'hépatite A qu'on peut attraper via la nourriture et l'eau. S'agissant du vaccin contre le virus Ebola qui sévit dans certains pays d'Afrique, il n'est malheureusement pas d'actualité. Pour se protéger de la maladie, on conseille simplement d'éviter les contacts rapprochés.
 
LE PALUDISME, UNE MALADIE MORTELLE
 
Pas de vaccin non plus contre le paludisme, qui reste une maladie grave, potentiellement mortelle, transmise par les moustiques et très répandue en zone tropicale. Il existe plusieurs espèces de parasites responsables du paludisme. Plasmodium falciparum est l'espèce la plus dangereuse, car elle est responsable des formes mortelles. C'est également la plus fréquente en Afrique tropicale, en Amérique et dans les forêts d'Asie. Les mesures préventives sont prioritairement dirigées contre cette espèce. Pour s'en prémunir, les modalités à appliquer dépendent de la destination, des conditions et de la durée du séjour, ainsi que de la saison.
Aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale contre le paludisme. C'est pourquoi il convient de recourir simultanément à une chimiopro-philaxie, soit la prise d'un médicament antipaludique à titre préventif, et à des mesures de protection contre les piqûres de moustiques.
Concernant le traitement à prendre contre le paludisme, il convient de prendre rendez-vous auprès de son médecin traitant avant de partir en vacances. Il pourra ainsi prescrire le traitement le plus adapté. Quatre médicaments peuvent en effet être pris : la chloroquine (Nivaquine 100), l'association atovaquane (250 mg) et proganil (100 mg) (Malarone), et la méfloquine (Lariam 250). Chez l'enfant, la chimioprophylaxie obéit aux mêmes règles que pour l'adulte et pour la femme enceinte, la méfloquine peut être prescrite.
 
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