Annexe: Rapports sur les maladies transmissibles

 

Rapports sur les maladies transmissibles

La déclaration de certaines maladies transmissibles est nécessaire au sein des pays, et dans certains cas, la déclaration est également requise au niveau international à l'OMS. Le rapport prend généralement la forme d’un rapport de cas ou d'infection (certains pays exigent seulement des rapports cumulatifs), ou un rapport d'épidémie ou d’événement.

1. Rapports de cas : Le signalement de cas fournit le diagnostic, l'âge, le sexe et la date de survenue pour chaque personne atteinte de la maladie. Parfois, il comprend des informations personnelles, telles que le nom et l'adresse de la personne atteinte de la maladie. Des informations supplémentaires, telles que le traitement fourni et sa durée, sont nécessaires pour certains rapports de cas.

Les législations nationales ou lignes directrices indiquent souvent les maladies qui doivent être signalées, qui est responsable pour l'établissement des rapports, le format des rapports, et comment les rapports de cas doivent être entrés et transmis au sein du système national. S’il y a une exigence internationale de rapport des cas (voir ci-dessous), les gouvernements nationaux rapportent à l'OMS. 

2. Rapports de flambées ou d'événements : Le rapport de flambées fournit des informations sur l'augmentation du nombre de cas au-dessus du nombre attendu de personne avec une maladie transmissible qui peut être d'intérêt public. La maladie spécifique provoquant la flambée peut ne pas être inclue dans la liste des maladies à déclarer officiellement, ou elle peut être d'étiologie inconnue si elle est nouvellement reconnue ou émergente.

Les législations nationales ou lignes directrices peuvent indiquer quels types de flambées doivent être signalés, qui est responsable pour l'établissement des rapports, le format des rapports, et comment les rapports de cas doivent être entrés et transmis au sein du système national. En général, le rapport de flambées est requis par le moyen le plus rapide de communication disponible. Lorsqu'il y a une exigence de rapport des flambées au niveau international (voir ci-dessous), les gouvernements nationaux rapportent à l'OMS. Les maladies énumérées dans CCDM19 sont réparties en 5 catégories/classes de rapports, mentionné par numéro de catégorie/classe tout au long du texte en vertu de l'article 9B1 de chaque maladie.
 

Classe 1: Rapport de cas requis au niveau international à l'OMS par  le Règlement Sanitaire International (2005), ou en tant qu’une maladie sous surveillance par l’OMS


Règlement Sanitaire International (2005)

Pour plus d'informations sur le RSI, reportez-vous au chapitre International Health Regulations (2005).

Maladies sous surveillance par l’OMS

Les maladies sous surveillance par l’OMS incluent :

  • La fièvre typhus à poux,
  • La fièvre récurrente
  • La méningite à méningocoques
  • Poliomyélite paralytique
  • Le paludisme
  • La tuberculose
  • Le VIH/SIDA
  • La grippe
  • Le SRAS.

Pour les deux sous-catégories dans la catégorie/classe 1, le rapport de cas à l'OMS est requis, à travers l’autorité nationale de la santé. Le rapport collectif des flambées comprenant le nombre de cas et de décès peut être demandé sur une base quotidienne ou hebdomadaire pour les maladies à potentielle flambée, telles que la grippe.
 

Classe 2: Rapport de cas régulièrement requis chaque fois que la maladie survient


Les maladies d’urgence relative exigent l'établissement d’un rapport, soit parce que l'identification des contacts est nécessaire, ou parce que la source de l'infection doit être connue afin de prendre des mesures de contrôle.

Les autorités nationales de la santé exigent généralement le rapport du premier cas dans une région, ou le premier cas en dehors des limites d'une zone locale affectée connue, par les moyens les plus rapides disponibles, suivi de rapports hebdomadaires de cas – les exemples  incluent des maladies sous surveillance par l'OMS (voir ci-dessus), la fièvre typhoïde et la diphtérie. Les autorités sanitaires nationales peuvent également exiger les rapports des maladies infectieuses causées par des agents qui peuvent être utilisés à dessein, tels que l'anthrax ou la tularémie.

 

Classe 3: Sélectivement reportables dans les régions reconnues endémiques


De nombreuses autorités sanitaires nationales ne nécessitent pas le rapport des cas de maladies de cette classe. Les rapports peuvent être requis en cas de fréquence indue ou de la gravité, afin de stimuler les mesures de contrôle ou d'acquérir d’essentielles données épidémiologiques. Des exemples de maladies de cette classe sont le typhus des broussailles, la schistosomiase et  fasciolopsiasis.

 

Classe 4: Rapport obligatoire de flambées seulement - aucun rapport de cas requis


De nombreux pays exigent l'établissement de rapports de flambées aux autorités sanitaires par les moyens les plus rapides disponibles. Les informations requises comprennent souvent le nombre de cas, la date de la survenue, la population à risque et le mode apparent de propagation. Des exemples sont les intoxications staphylococciques alimentaires et les flambées d'une étiologie non identifiée.
 

Classe 5 : Rapport officiel pas ordinairement justifiable


Les maladies dans cette classe se produisent sporadiquement ou sont rares, souvent pas directement transmissible de personne à personne (chromoblastomycose), ou de nature épidémiologique qui n'offre aucune mesure concrète de contrôle (un simple rhume).